Stand Up For Science : défendre la rigueur scientifique et la liberté académique face aux attaques


Demain vendredi 6 mars démarrent les journées annuelles de mobilisation du mouvement « Stand Up For Science », initié aux Etats-Unis face aux très dangereuses attaques trumpiennes et relayé en France. Une tribune parue dans Libération le 3 mars peut être signée par chacun et chacune. Vous pouvez également participer à la mobilisation de demain après-midi devant le Collège de France, ou écouter les prises de parole de la conférence de presse retransmise en direct à partir de 16h. Enfin, l’article cosigné par Bruno Andreotti, un des fondateurs d’Alia (association pour la liberté académique), Kristel Chanard et Camille Noûs (auteurice symbolique représentant la communauté académique sans laquelle personne ne pourrait publier)  dans le quotidien en ligne AOC propose une bonne synthèse de la situation et des enjeux. Il rappel notamment que les attaques contre la science s’inscrivent dans le cadre d’un projet politique qui demande de « neutraliser ou contrôler les savoirs qui éclairent le changement climatique, l’effondrement du vivant, la santé publique et les droits sociaux » afin de défendre « l’idée que des hiérarchies naturelles, fondées sur la « race », le sexe et le QI, existeraient, légitimées par des théorisations pseudo-scientifiques ». Au bout du compte « les techno-fascistes de la Silicon Valley y reconnaissent la justification d’un ordre social où seule une élite, la leur, serait apte à façonner le futur »… L’article conclut en rappelant que « le mouvement Stand Up For Science a constitué une tentative de mobilisation collective du monde académique américain sans précédent » et que « la résistance repose avant tout sur la défense de statuts protecteurs, de financements pérennes et de protections collectives, mais aussi sur la création de réseaux de solidarité capables de se coordonner, d’alerter, de protéger et de riposter lorsque l’offensive accélère. Elle suppose également de renouer des liens entre les sciences, l’Université et la société civile, sans lesquels aucune mobilisation d’ampleur n’est possible ».